Lancers
En direct avec Gérard... Imprimer
Au retour des départementaux,à chaud,Gérard nous a livré quelques réflexions qui sont très ihteressantes avant le démarrage de la prochaine saison...

...Je pense que les meilleurs éléments doivent donc être « protégés », même si le niveau des équipes devait en souffrir. ..

2-Arrêter de faire toucher à tout...et surtout pas cerceaux, vortex et autres engins à but purement ludiques. Sur quatre entraînements consécutifs, le cycle devrait être le suivant, par exemple pour un lanceur :
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Interrégionaux de Lancers Longs Imprimer


 

CENT POUR SANG (ET OR) DE PODIUMS...

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LANCERS LONGS... Imprimer

Régionaux de lancers du 16 janvier 2010 à Salon de Provence (G.ESCOLANO)

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Les Lancers, Les Lanceurs... Imprimer

Les Lancers

lancersOriginellement, les lancers naquirent, en même temps que les premiers Jeux Olympiques, dans la Grèce antique. Mais sans doute bien avant cela même, le geste naturel du chasseur quand il traquait son gibier, ou la fronde de David contre le géant Goliath, furent là pour nous rappeler que le geste de projeter un objet, est aussi vieux que le monde existe, et ce dés Lucie (3 millions d'années Av JC), et sans doute même dès l'apparition de l'Homme (8 millions d'années sur les dernières découvertes).
Les amazones tiraient à l‘arc des flèches, Zeus lui-même trucidait de ses foudres tout dieu ou être humain qui le défiait...
Prenons, au hasard, l'Etymologie du mot Javelot. Il serait issu de l'Italien (giavelotto), ou de l'ancien allemand (gabilôt), ou encore vieux flamand (gavelote), à moins que ce ne fut de dérivations ultérieures incertaines, comme en anglo-saxon (gaflac, lance ; le kymri, gaflac, fourche ; l'islandais, gabhla, lance...)
Dans les écrits, nous retrouvons une des premières apparitions du mot javelot en 1135 , lors du Couronnement de Louis, terme dont l'aire d'origine est limitée au domaine d'oïl (gaveloc 1140).
Revenons aux Jeux mêmes, qui ont été délaissés par la société romaine puis remis au goût de l'époque lors de la Ire République (qui avait pour modèle Athènes) et réintroduits par le constitutionnel Samuel Romme en 1796. Ils avaient alors lieu sous l'égide du président Sadi Carnot au champ de Mars à Paris. Tout le XIXe siècle les propagea dans les lycées et établissements scolaires pratiquement dans tous l'Occident. Puis ils furent institutionnalisés et surtout popularisés par le baron Pierre de Coubertin à la fin du XIXe siècle. Les Jeux olympiques modernes ont lieu depuis 1896 tous les quatre ans, hormis lors des deux guerres mondiales.

Lancer, mais aussi : catapulter, déclencher, décocher, envoyer, projeter, ou encore tirer. La langue française nous rappelle sa richesse, mais aussi son obligation d'inscrire en ses ouvrages de définitions, cet acte de se séparer de quelque chose, afin qu'il aille le plus loin possible, ou sur une cible prédestinée.
Enfin, citons l'écrivain Antoine Blondin, qui décrivait ainsi notre spécialité : « l'Athlète est un Homme, qui a décidé de reculer les murs de sa prison... ».


Attardons-nous maintenant sur les lancers à Martigues, et sur leur entraîneur actuel, qui « sévit » bientôt depuis bientôt un demi-siécle, Gérard ou plutôt Gerhardt, en vieux Germain. Etymologiquement, il veut tout simplement dire « lance fort ». Prédestination ?

008_ESCOLANO.G_FLORENS_ESCOLANO.B[1]
Prenons également notre Amazone bien à nous, Hélène Vernay, qui se permet de battre son record au javelot, la quatrième décennie pourtant déjà bien entamée.
Et que dire de tous ces champions et podiums aux Championnats de France qui l'ont précédé sur les installations de Julien Olive, comme Serge Mouton, Jérôme Mittaine, Alexandre Karavokyros, Julien Lavadoux, Jonathan Gueli, ...
Mais, de nos jours, qu'en est-il.
La flamme est toujours entretenue par quelques fidèles, mais si quelques jeunes font sporadiquement leur apparition, ces amoureux de la première heure attendent impatiemment que la relève arrive enfin.
Non pas afin de prétendre à une légitime retraite, mais pour leur lancer de nouveaux défis, de ceux là même qui entretiennent à jamais leur flamme, de celle qui brille encore et toujours, depuis les premiers Jeux Olympiques.


Les entraînements se déroulent à Julien Olive, les Lundi, Mercredi et Samedi, et à la demande, si le temps et la volonté des athlètes y incitent.
Contact : Gérard Escolano au 06 14 65 02 81
 
Un ange est passé… Imprimer

Mon très cher John...

john[1]

Il paraît que Dieu existe, si c'est vrai, tu dois nous contempler actuellement sur ton beau nuage blanc, mais, si c'était vrai, pourquoi t'aurait-il alors repris, si tôt, alors que tout ne pouvait que s'ouvrir devant toi.

N'a-t-il pas vu que tu étais un fils et frère exemplaire, un ami fidèle, un compagnon sportif irréprochable. Le premier mot qui vient sur les lèvres de chacun, c'est « adorable ». Une extrême gentillesse il est vrai, une touche humaine inégalée, un dévouement de tous les instants.

Amoureux aussi du football, tu discutais de longues minutes avec ton « pote » Benjamin, qui comme moi et hélas beaucoup d'autres, ne s'en remettra sans doute jamais. De ton nuage, tu as dû donc nous voir en ce samedi, le premier sans toi, tous effondrés sur l'aire de Lancers, celle où nous avons tant de souvenirs en commun, celle qui accueillit nos joies, et aujourd'hui, notre immense peine.

Malgré ton aspect réservé et pudique, nous discutions très souvent de ton avenir au sein d'Arcelor, usine en crise comme l'est actuellement l'économie mondiale, de ton équipe préférée, l'Olympique de Marseille dont tu ne manquais aucun match à domicile, de tes quelques conquêtes amoureuses, mais de ton respect, aussi, pour celles-ci.

J'aurais voulu connaître un jour ta « légitime » femme, et la ribambelle de gamins que tu n'aurais pas manqué d'engendrer, tous aussi beau et sympathique que leur père.

On préparait ensemble également une splendide année sportive, car ô paradoxe, jamais je ne m'étais autant occupé de toi en cet automne, pressentant vraiment un fastueux été.

Te dire que tu nous manques est un faible mot, car le vide que tu as immédiatement créé ne se compensera jamais, jamais, jamais.

Je ressens aujourd'hui à la fois la tristesse d'un père, et d'un des complices de ta vie. Rien ne pourra effacer ta silhouette venant sur les stades, et ton ombre planera à jamais sur ceux-ci.

Puissent les Dieux de l'Olympe t'accueillir comme tu le mérites, car ceux terrestres t'ont trop vite oublié, alors que jamais quelqu'un n'avait autant mérité de vivre.

Nous pensons tous ce jour à tes parents, à ta sœur, et à Monique, en même temps qu'à toi-même, et toutes nos pensées vont vers eux. Ce n'est pas une perte, c'est un incommensurable vide qui s'est ouvert.

Le Martigues Sport Athlétisme, Le Groupe des Lanceurs, Benjamin et Gérard.